La fonte des glaciers fantômatiques

Préface : L’été dernier, je condensais mon ressenti des rapports affectifs en cercle militant dans l’article « la révolution sans sentiments », publié sur Paris-Luttes Info. Il n’aurait jamais vu le jour de cette manière si je n’avais pas lu cet article avant. La prose de Laurie Penny, dans ce qu’elle a de politique, de fin en analyse, mais aussi de follement poétique et difficilement traduisible, m’émeut au plus haut point. – Léon

Blair Maclaughlin, Bobo

Demander de la « force » stoïque à une personne opprimée est juste une énième façon d’étouffer les incitations à la révolte

« Êtes-vous une femme forte ? »

L’équipe télé espérait un trait d’esprit. Nous filmions une brève informative sur une plage à Brighton, les rafales de vent entrechoqués à la perche télescopique et des mouettes qui gravitaient autour de nos têtes, hurlant, quémandant des chips. Je ne savais pas quoi répondre.

La question de la force revient souvent ces derniers temps – c’est une des questions standards auxquelles je m’attends lorsqu’on me parle de féminisme. Or, ce jour-là, cela me piqua. Le fait est que j’avais peiné à m’extirper de la maison pour rencontrer les gentilles personnes de Swiss TV, parce que j’avais passé les trois dernières heures à tenter de sortir du lit, dans un puis de dépression saisonnière teinté de désespoir politique, quelque part entre le moment où on ne peut plus se doucher et celui où nos vieux disques de Placebo commencent à vraiment nous parler. Je n’avais pas l’intégrité structurelle nécessaire pour être mon moi coutumier et subversif.

« Je pense que ce n’est pas la question qu’il faut se poser », avais-je dit, essayant de parler clairement, laissant mes yeux voguer vers l’horizon dans une tentative de camoufler ma perplexité derrière une pseudo-profondeur. Je ne me suis jamais considérée comme une personne forte, et ce, de n’importe quelle manière – je suis petite, sensible, susceptible de trop réfléchir sous l’emprise de l’anxiété ; poussée par la colère, je suis plus à même de pleurer que de donner un coup. Jadis, je me gargarisais quand on me disait à quel point j’étais forte, jusqu’à-ce que je réalise que c’était toujours après que je sois agressée en public, ce qui est quelque chose qui m’arrive régulièrement, à moi et à toutes les autres femmes qui osent exprimer des opinions politiques en ligne. Quand l’abus me laisse brisée et incapable de continuer, on me dit à quel point je suis forte, et souvent cela vient de gens qui se soucient de moi et veulent se rassurer sur le fait que les choses ont un sens et que ce qui m’arrive en a un.

Lorsque je riposte, cependant, lorsque je continue d’écrire sur l’injustice face aux raids de harcèlement qui sont le quotidien de chaque femme activiste que j’ai rencontrée, précisément au moment où je me sens puissante – c’est à ce moment-là qu’on me dit que je suis faible. Un bébé. Un flocon de neige. Une pleurnicheuse. Une censeuse, me disent ceux qui semblent croire que la vertu n’est pas un idéal vers lequel tendre mais seulement un ensemble de signes creux.

Alors que le monde politique s’assombrit, ces sobriquets sont instrumentalisés. Quelque chose de plus vaste se déclenche.

« Ma mère était une femme forte ».

J’entends des déclinaisons de cette phrase, sans guillemets, à chaque fois que je parle de l’émancipation des femmes, et les hommes qui le disent semblent croire qu’il s’agit d’une réponse à quelque chose. Occasionnellement, la « femme forte » en question est leur grand-mère, leur femme, leur fille, n’importe quelle femme dont ils reconnaissent l’humanité dans une dimension intime – mais souvent, il s’agit de leur mère. Leur mère était forte. Sous-entendu: assez forte pour ne pas avoir besoin d’être libérée. Assez forte pour encaisser l’injustice. Assez forte pour que leurs enfants puissent l’accepter aussi.

Nous vivons dans une culture qui idôlatre le bien-être et le développement personnel, en tant qu’industrie et discipline professionnelle. Néanmoins, les stratégies de production culturelles modernes tendent constamment vers la répression émotionnelle, le contrôle obsessionnel et global des sentiments qui, demeurés intacts, conduisent à révéler deux grandes vérités muettes. La première est qu’une bonne partie de la vie moderne est traumatisante, insupportable, et profondément effrayante. L’accepter pleinement conduit à une seconde vérité, plus dangereuse car pleine de potentiel – Nous n’avons pas à vivre ainsi.

Je demande rarement aux gens si leurs mères étaient fortes. La question me paraît au mieux peu pertinente, et carrément déplacée dans le pire des cas. Mais le fait que cette rhétorique revienne si souvent jette une lumière sur une compréhension différente de la force, un positionnement différent de la force dans la lutte. Une femme forte est une femme qui subit l’oppression sans se plaindre. Elle affronte les injustices de son genre, de sa race et de sa classe sans s’effondrer, du moins, pas là où les autres peuvent le voir.

Sena Kwon

Pour les femmes noires en particulier, la « force » est un stéréotype qui renferme une injonction à l’obéissance. Comme Jarune Uwujaren l’a écrit pour Everyday Feminism :

« Le mythe de la femme noire forte [strong black woman], à distinguer des vraies femmes noires fortes qui dominent cette planète, me rappelle celui qui stipulait que les nourrices noires aimaient allaiter les enfants de leurs maîtres.

C’était un mythe conçu pour déculpabiliser les esclavagistes des circonstances socioéconomiques qui forçaient les femmes noires à être des deuxièmes mères, des nourrices, des gouvernantes et des servantes à « l’époque ».

Être noire et forte devrait impliquer de combattre ces injustices, et pas de soupirer en concluant que la vie n’est pas juste, avant de passer à autre chose. Bien sûr que nous avons à nous gérer dans le temps imparti, mais la force noire n’est pas une invitation à la discrimination.

Historiquement, les femmes noires ont fait ce qu’elles devaient faire pour survivre, mais ce mythe est parfois employé comme une excuse pour outrepasser les problèmes de violences systémiques et discriminatoires envers les femmes racisées. « Oh, les femmes noires sont fortes, elles peuvent supporter les inégalités. » »

L’opposé de la femme « forte » n’est pas la femme « faible » ; son opposé, c’est juste la femme. De la même manière, l’opposé d’homme « faible » est juste « homme » – cette sorte de force qui émane de la castration émotionnelle, la force de souffrir en silence avant l’effondrement, de toujours tout botter au plus profond et jamais dehors – cette force est présumée comme intrinsèque à la masculinité. Aie des couilles. Arrête de pleurnicher.

La force exhudant des hommes de pouvoir et la force qu’on demande aux survivant-es de l’oppression et de violences font partie de la même logique autoritariste, et c’est une logique qui détient le coeur du monde dans ses petits poings nerveux. Les hommes – s’ils sont blancs ou privilégiés d’autres façons – ont le droit d’exprimer leurs émotions à travers la colère. Ils peuvent câbler. Parce qu’on sait que la force a besoin d’un exutoire. Ils ne peuvent pas assimiler leurs propres émotions intenses – la haine, la honte, la fierté – telles qu’elles sont. Ce qui les rends dangereusement faciles à manipuler.

Le fascisme naissant repose sur la gestion et la redirection stratégique de l’émotion, la culture et la métamorphose de la douleur en violence, de la peur en haine, de la honte en ressentiment, de la culpabilité vers la complicité. Nous voyons le fascisme comme l’expression du pur ego, mais il a tout autant à voir avec ce qui suit : des émotions brutes d’abord, des justifications après.

Placer la force au-dessus de la compassion, l’intérêt avant la morale, pas seulement en privé mais fièrement et en public, est peut-être le changement le plus effrayant qui a eu lieu ces six derniers mois dans l’espace populaire. C’est un prolongement de la logique brutale du néocapitalisme qui bascule vers le préjugé post-libéral sans pitié : les gagnants sont par nature des hommes supérieurs, et s’il faut mépriser amèrement ses pairs humains pour gagner, alors voilà l’exemple à suivre.

Comme l’a écrit Moira Weigel dans The Guardian, Trump ne parle pas de diplomatie – il parle de conclure des accords à la place. Quand tu conclus des accords, tout ce qui compte, c’est qui est dans la position la plus forte, et qui dans le rôle le plus faible. Si l’art du deal et celui de la politique sont identiques, notre nouvel objectif est limpide : les forts ont maintenant le droit de triompher sur les faibles et se congratuler autour d’un dîner.

Et bien que cette sorte de force soit dénuée de compassion, de décence et de bonté au plus profond de la brigade du « j’emmerde tes sentiments », elle comporte de la dignité – et c’est un type de dignité qui a été arraché de ceux qui ont un privilège social mais peu de pouvoir. C’est la valeur violente du patriarcat et de la suprématie blanche, la logique de conquête.

Naudline Pierre, The fear of being Afraid

On aime croire, en tout cas à l’Ouest, que nous avons abandonné les conquêtes et l’esclavage depuis bien longtemps. Ce n’est qu’une fiction pratique ; mais une fiction tout du moins, qui a instauré le cadre de notre imaginaire politique. Il y a peu de temps, on ne pouvait pas simplement envahir un pays parce qu’on avait de plus gros flingues et qu’on avait envie de leur botter le cul et de leur prendre leurs affaires : il fallait trouver des excuses, parler d’apporter la démocratie, d’émanciper les femmes, de mettre un terme à d’horribles dictatures qui se trouvaient étonnamment au sommet de mines de pétrole massives. A la maison, si on voulait confisquer les moyens de survie des plus vieux et des handicapés, cela nécessitait des années à persuader l’entourage qu’on faisait ça pour leur bien. Mais ce genre de simulacres n’est désormais plus nécessaire. Tout ce qui compte désormais, c’est qui est fort et qui est faible.

Demander à ce qu’une personne opprimée soit « forte » c’est légitimer leur oppression, les catégoriser comme faibles s’ils expriment la moindre chose qui paraisse dissidente. C’est ce que nous voyons quand des jeunes gens s’organisent pour le changement et se font baptiser la « génération flocon de neige ». Quand on fait dissidence, l’on fait « outrage », on pleurniche, on joue aux victimes, on est des moralistes – à moins qu’on soit des neoréacs blancs et énervés combattant vaillamment la décence basique, auquel cas on parle « d’inquiétudes légitimes ». Les préoccupations des femmes et minoritées ne sont jamais légitimes – et leur douleur encore moins.

Les stéréotypes les plus vicieux au sujet des femmes, des racisés et des autres groupes dominés jouent sur la peur de l’émotion débordante : l’épouse hystérique, l’homme noir violent et sexuel, la folle pour les homosexuels, aucun d’entre eux ne possédant cette « force » qui est l’héritage solennel de l’homme blanc, ce dernier ayant appris à contrôler ses sentiments en les éradiquant. En fait, bien sûr, ce sont les sentiments de l’homme blanc qui ont été jugés légitimes et dignes d’analyse à travers des siècles d’art, de littérature, et de constructions juridiques.

Bien sûr, une société qui a passé des siècles à nier l’humanité des femmes et des racisé-es aura du mal à accepter que ces gens puissent avoir de vrais sentiments. C’est une très bonne manière de s’acquitter de la réalité qui fait mal.

Si nous devons vivre dans un monde structurellement sexiste raciste et violent et toujours croire en notre propre décence, alors la souffrance des femmes et des minorités doit être reconfigurée pour paraître triviale et exagérée. S’ils quémandent de la justice, ce sont des bébés. S’ils insistent sur le fait que les choses ne peuvent pas continuer comme ça, ils sont faibles et pathétiques. La douleur des oppressés a toujours été terrifiante aux yeux des plus privilégiés. Leur réaction est paniquée et exagérée quand ils accusent la « génération flocon de neige ». Dans un spectaculaire fiasco de podcast, le romancier « scandaleux » et vieillissant Bret Easton Ellis s’en est pris à ces « petits flocons de neige, quand êtes vous tous devenus des grands-mères et les matronnes de la société, accrochés à vos perles et pétrifiés d’horreur dès que quelqu’un a une opinion sur quelque chose, une façon de s’exprimer qui n’est pas totalement identique à la vôtre ? »

La nouvelle droite ne peut pas interpréter l’émotion intense comme autre chose qu’un vice fatal. Ce qui explique pourquoi ils sont entièrement obsédés par le fait de « trigger » leurs ennemis imaginaires. Les Trigger warnings », un phénomène relativement bénin qui s’est développé dans les groupes virtuels et étudiants où l’on voulait partager des idées potentiellement traumatiques sans trop se faire du mal, ont provoqué un retour de bâton frénétique et intense chez ceux qui considèrent les jeunes gauchistes queer et racisés comme des faibles trop sensibles et prônes à la censure. Le nombre d’articles et de discours condamnant les trigger warnings ont fini par dépasser l’utilisation de ces derniers dans le monde artistique et universitaire. Malgré tout, la communauté fébrile de néo-fascistes adorent dire qu’ils « trigger » les libéraux, les journalistes, les féministes et les activistes jusqu’au silence ou à l’obéissance, tout en se satisfaisant du même tour de main sur leur engagement envers la liberté d’expression.

Cette tendance à corréler la résistance à la sensiblerie et la riposte d’extrême-droite à un combat contre la censure est perturbante, mais aussi un peu pathétique : l’ampleur du quiproquo sur ce qu’est un « trigger warning » et ce qu’il désigne est alarmant. Si vous avez toujours perçu l’émotion comme une faiblesse, si à chaque fois que vous avez crié à l’injustice ou pleuré de douleur on vous a dit de vous taire et d’arrêter de chouiner, alors vous interpréterez ces comportements chez les autres avec le même prisme glauque que vous avez intériorisé.

L’une des tendances les plus immatures de la nouvelle droite – qui incluent mais ne se limitent pas à l’extrême-droite et aux groupuscules néo-nazis – est qu’ils accablent leurs opposants de fautes qu’ils redoutent en eux. Non, c’est toi qui est pourri gâté. C’est toi qui te ridicule à travers une parade effrayante de fanatiques benêts. Quand les suprémacistes blancs d’aujourd’hui accusent les activistes du mouvement Black Lives Matter de « perpétuer un génocide blanc » sur internet, qu’est-ce si ce n’est la projection douloureuse et frêle de ce qu’on a vu chez nous ?

Donald Trump est un pur trésor de notre patrimoine en termes de psychiatrie moderne : il incarne à la fois l’emblème d’une masculinité impénétable et violente – le businessman au coeur d’acier et au visage rigide déterminé à frapper l’Amérique jusqu’à-ce qu’elle la ferme – et un cas flagrant de sensibilité hystérique, un homme-bébé geignard au tempérament facilement ébranlable, que personne n’a envie d’avoir près des codes nucléaires. Donald Trump est la personnification des sentiments masculins brimés qui feignent une puissance.

Le terme « flocon de neige spécial » vient originellement du roman Fight Club (1996), le film favori de tous les misogynes geignards et violents sur internet, où la réponse correcte à l’aliénation et l’ennui est d’enlever son tee-shirt et de défoncer un inconnu. « Tu n’es pas spécial », dit Brad Pitt, peu avant qu’il tourne son arme vers l’un des rares personnages racisés du film dans une étrange tentative de le faire réaliser que ses rêves de devenir vétérinaire sont vains, comme si la seule chose qui pouvait empêcher un serveur d’étudier était un mec blanc sociopathe et armé braillant des slogans dignes de Tumblr à sa gueule. « Tu n’est pas un flocon de neige beau et unique. Tu es constitué de la même matière organique et pourrissante que tous les autres. »

Merci pour cette fine analyse sociologique, Brad. La métaphore du flocon de neige prend une multitude de sens des fois qu’on l’analyse sérieusement. Les flocons de neige sont censés être uniques, sensibles et fragiles : ils nous fondent sur les doigts, ils sont beaux et fugaces. Les physiciens de l’atmosphère, cela dit, affirment qu’il est impossible de savoir si tous les flocons de neige sont uniques ; la manière précise dont les structures glacées se forment en nuages fait qu’il est peu probable d’en trouver deux identiques, mais comment en être sûrs ? Et ils ne sont pas tous beaux. Dépendant d’à quelle vitesse ils se forment, certains ont une drôle de tronche, comme les contrefaçons factices des étoiles parfaites répliquées en pendentifs ou dans les films Pixar.

Et plus important, les flocons de neige ne sont pas fragiles. Oui, beaucoup d’entre eux fondent, mais la plupart d’entre eux le font ensemble et deviennent quelque chose de plus solide. Ils se compilent dans les glaciers qui survivent aux civilisations et taillent les montagnes ; ils forment les tempêtes de neige qui déciment des villes entières. Des millions de flocons de neige peuvent ensemble former une avalanche, une tornade, une bise mortelle.

Il faisait si froid sur la plage à Brighton, et les gentilles personnes de Swiss Télé voulaient une réponse. J’aurais dû leur dire que l’autrice et activiste bell hooks parlait du pouvoir du « deuil stratégique » – la difficulté et la nécessité de faire face à ses sentiments en les laissant nous remplir pour tourner la page – mais je me suis rappelée de cette citation bien trop tard. Après que l’équipe ait remballé, j’ai passé les deux jours d’après en face de cette lampe à UV géante pour ceux qui deviennent dépressifs en hiver. La présence même de cette triste lampe, équivalent domestique du cone de la honte, rend la chose un petit peu plus gérable. Après tout, la plus sombre des morosités ne peut pas être si sérieuse si même une lampe aide un peu.

Le langage contemporain de l’oppression ne tourne pas autour de la sensiblerie et de la victimisation, n’en déplaise aux jeunes et seniors qui aimeraient le croire. C’est l’expression d’une puissance et d’un savoir issus d’une souffrance partagée, un cri de rage et d’indignation qui ouvre le champ des possibles. Si refuser d’accepter l’injustice est une faiblesse, alors je ne peux que souhaiter la faiblesse des activistes et des écrivains de tout mon coeur. Si être fort signifie nier l’humanité des autres, suivre des tyrans, répandre la violence, alors faites de moi une faible. Donnez-moi la douceur. Donnez-moi le sens de la vulnérabilité, et le pouvoir du flocon incrusté dans la neige prêt à forger des montagnes.

Peut-être que la nouvelle droite se sent forte, et qu’on lui donne du pouvoir cette saison, mais leur force est fragile et laide. Ils ont des exosquelettes, mais pas de tripes. Ils laissent leurs coeurs pourrir à l’intérieur d’une carapace de déni. Leur force est celle est invertébrés, des éléments imperméables qui peuvent mordre et piquer mais pas se tenir debout quand il le faut.

Je n’ai pas le temps pour ce genre de forces. Ni maintenant ni jamais. Donnez-moi du courage à la place, celui de rester perméable et ouverte, la potentialité d’être empathique et d’apprendre. Je veux être vaillante – je m’en fiche d’être forte.

Article écrit par Laurie Penny, traduit par Léon Ctn.

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